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L'arabisation du Maghreb berbère

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1 L'arabisation du Maghreb berbère في الأربعاء سبتمبر 14, 2011 7:54 pm

kahéna


أقلدون A Gildun
L'arabisation du Maghreb berbère


Les ruraux sont plus anciens que les citadins et ont existé avant eux. La campagne est la base et le réservoir de la civilisation et des cités. Les ruraux se limitent au nécessaire et sont incapables de faire plus, tandis que les citadins recherchent le confort et le luxe dans leur mode de vie et leurs habitudes. Or, sans aucun doute, les besoins de première nécessité sont plus anciens et ont existé avant les besoins de confort et de luxe. Les besoins de première nécessité sont en quelque sorte la base, dont le superflu n'est qu'une branche dérivée. Ainsi, les ruraux sont à l'origine des villes et des citadins, et les précèdent.

Voilà un fait prouvant que les ruraux sont à l'origine des citadins et les devancent : si on enquête sur les habitants d'une ville donnée, on trouvera que la majorité d'entre eux est originaire de la campagne voisine et de ses villages.

Les Arabes menaient une vie de misère et de privations dans un cadre hostile, poussés par la nécessité qui leur a réservé ce lot. Ils tiraient leur subsistance de l'élevage des chameaux et de leurs produits, ce qui les obligeait à vivre à l'écart, dans le désert, où leurs troupeaux trouvaient les plantes dont ils se nourrissent et où les chamelles mettaient bas dans les dunes. Or le désert, lieu de privation et de famine, était devenu pour les Arabes une terre familière et coutumière, et, à travers les générations, ils y avaient trempé leur caractère et leur nature. Aucune nation ne pensait à partager leur sort, aucun peuple n'était attiré par leur voisinage. Même si l'un d'eux trouvait les moyens et la possibilité de fuir ces conditions, il ne le ferait point. Aussi leurs lignages étaient-ils exempts de tout risque de mélange ou de corruption. Ils les gardaient préservés et purs.

Les Berbères du Maghreb ont des tribus innombrables. Ce sont des ruraux, organisés en clans et en familles. Chaque fois qu'une tribu est anéantie, une autre la remplace.

On sait qu'une personne d'un lignage donné peut fort bien se faire adopter par les gens d'un autre lignage pour des raisons diverses : attirance personnelle, alliance, clientèle, fuite après un crime. Elle portera leur nom et sera considérée comme des leurs, avec toutes les conséquences que cela comporte : attachement, droits et obligations liés à la vengeance et au sang, etc. Si on profite des avantages d'un lignage, c'est comme si on lui appartenait. Etre avec tel clan ou tel autre signifie seulement qu'on se soumet à ses lois et qu'on en partage toutes les conditions, comme si on lui était uni. Avec le temps, le lignage primitif est oublié. Ceux qui en étaient informés disparaissent, et la plupart des gens ignorent désormais son existence. C'est ainsi que certains peuples ont adopté les noms d'autres peuples, que certains groupes se sont unis à d'autres.

Les gens qui partagent un même esprit de corps ne peuvent pas être commandés par une personne n'appartenant pas à leur lignage. En effet, le commandement ne s'obtient que par la domination, et celle-ci ne se réalise que par l'esprit de corps. Le commandement doit donc nécessairement être détenu par un clan qui domine tous les autres pris un à un, car chaque clan qui reconnaît la supériorité du clan du chef consent à lui obéir et à le suivre.

Une personne qui entre dans une tribu et en adopte le nom ne bénéficie pas pour autant de l'esprit de corps de cette tribu, attaché à l'appartenance de ses membres au même lignage. Elle reste considérée comme une personne étrangère agrégée au clan. La solidarité que la tribu lui doit ne va pas au-delà des liens de clientèle ou d'alliance --ce qui n'autorise aucune domination de sa part sur la tribu. On peut supposer qu'elle s'unisse et se mêle à celle-ci, que le souvenir de l'époque primitive de son rattachement s'oublie, qu'elle soit assimilée à la tribu et porte son nom. Mais avant ce processus, elle ne peut --ni elle-même ni aucun de ses ancêtres-- prétendre au commandement, car celui-ci se transmet dans une famille particulière dont la position dominante est favorisée par l'esprit de corps. Au début, le fait du rattachement de cette personne à la tribu est, sans aucun doute, connu. Cela lui interdit alors de prétendre au commandement. Comment peut-elle le transmettre, étant donné son statut, alors que le commandement doit nécessairement être transmis par héritage par une personne qui y a droit, en raison du fait que la domination dépend de l'esprit de corps ?

Beaucoup de chefs de tribu ou de clan désirent se faire passer pour les membres de certains lignages, à cause d'une qualité particulière qu'on reconnaît à ceux qui leur appartiennent --comme le courage ou la générosité--, ou de leur renom à un titre quelconque (Sidi ou descendant du Prophète et chorfas de Saguiet el Hamra). Ils choisissent donc un de ces lignages et se créent d'énormes difficultés en prétendant appartenir à une de ses branches, sans se rendre compte qu'ils prêtent ainsi le flanc aux attaques contre leur commandement et leur propre noblesse.

Ces attitudes sont de nos jours fréquentes. Ainsi, les Zénètes (les Sinhâja et les Kutâma) en général se disent arabes.

De même, les Banû 'Abd al-Qawiy Ibn 'Abbâs, de la tribu des Tujîn (tribu berbère), prétendent descendre d'al-'Abbâs Ibn 'Abd al-Muttalib, parce qu'ils voudraient être considérés comme de la noble famille du Prophète. Ils se trompent sur le nom d'al-'Abbâs Ibn 'Atiya, le père de 'Abd al-Qawiy. Or, on sait qu'aucun 'Abbâside n'est jamais entré au Maghreb. En effet, dès le début de la dynastie 'abbâside, le Maghreb fut gagné à la cause de leurs ennemis 'alides : Idrîsides et 'Ubaydites. Aucun 'Abbâside n'aurait jamais accepté de rejoindre les rangs d'un partisan des 'Alides.

Les Zayyânides, roi des Banû 'Abd al-Wâd, ont également le même genre de prétentions. Ils disent qu'ils descendent d'al-Qâsim Ibn Idrîs, en se fondant sur le fait qu'ils sont issus d'al-Qâsim, comme on le sait d'après leur généalogie. Dans leur idiome zénète, ils sont appelés les Ayt al-Qâsim, c'est-à-dire les Banû l-Qâsim. Ils prétendent que cet al-Qâsim est al-Qâsim, fils d'Idrîs, ou al-Qâsim, fils de Muhammad, fils d'Idrîs. A supposer que leur prétention soit justifiée, tout ce que l'on pourrait dire d'al-Qâsim, c'est qu'il avait fui son royaume et s'était réfugié chez eux. Comment aurait-il pu devenir leur chef dans leur pays ? C'est une erreur, due à ce prénom d'al-Qâsim. Comme il était très courant chez les Idrîsides, les Zayyânides se sont imaginé que leur al-Qâsim était un Idrîside. En réalité, ils n'ont que faire de cette généalogie. Leur pouvoir et leur puissance leur viennent uniquement de leur esprit de corps, non de leur prétention à une ascendance quelconque, 'alide, 'abbâside ou autre.

On peut citer encore d'autres exemples. Les B. Salâma, chefs des B. Ydelten, se disent des Tujîn. Et il y a bien d'autres exemples. Mais le fait même que ces clans ont la primauté sur leurs tribus va à l'encontre de leurs prétentions généalogiques. Ils doivent être, au contraire, d'un des lignages les plus purs de leur peuple et du clan le plus puissant. Si cela est bien compris, on évitera les erreurs dans ce domaine.

L'exemple du Mahdî des Almohades, à qui on attribue une ascendance 'alide, est à considérer différemment. En effet, la famille dont il était issu n'exerçait pas le commandement sur les Hargha, sa tribu. Lui-même ne devint leur chef qu'après avoir connu la célébrité à cause de sa science et de sa foi, et que les Masmûda eurent répondu à son appel. Il appartenait, en fait, à une famille d'importance moyenne.

Sur les rives du Maghreb, les Berbères sont les habitants du pays et forment le gros de la population de ces pays, leur langue est celle du pays, sauf dans les villes. Il n'existe presque aucune cité ni aucune génération sans Berbères. La langue arabe y est noyée dans l'océan de la langue berbère, qui l'emporta donc sur la première, qui se mua en une autre langue mixte, où l'idiome berbère est dominant. Elle est donc plus éloignée de la langue arabe d'origine.

Contrairement aux Andalous, il est donc difficile aux Maghrébins d'acquérir l'habitus de la langue arabe par la voie de l'enseignement.

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