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L'arabisation de la Kabylie orientale

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1 L'arabisation de la Kabylie orientale في الثلاثاء يوليو 12, 2011 7:16 pm

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L'arabisation de la Kabylie orientale

Géographie :

La plupart des populations qui occupent les massifs montagneux de l'Algérie, soit au bord de la mer, soit dans l'intérieur du pays, appartiennent à la race berbère. Les origines des Berbères sont encore incertaines. Ce qui est certain, c'est que les Phéniciens d'abord et les Romains ensuite les trouvèrent implantés sur le sol de l'Afrique septentrionale. Dans l'état actuel de nos connaissances, ils représentent pour nous la couche humaine primitive, celle qui a précédé toutes les autres en Algérie. On appelle généralement Kabyles les montagnards berbères du littoral et plus particulièrement ceux qui habitent les deux massifs qui sont à droite et à gauche de l'oued Sahel. Le premier massif est caractérisé par le Djurdjura (mons Ferratus des Latins); il s'étend à l'ouest jusqu'à l'Isser. Le second massif est caractérisé par la chaîne du grand Babor; il s'étend à l'est jusqu'à l'oued Kebir. Chacune de ces régions a son port. La première, qu'on appelle grande Kabylie ou Kabylie du Djurdjura, a pour port Dellys; la seconde, désignée souvent sous le nom de petite Kabylie, a pour port Djidjelli. Bougie, située à l'embouchure de l'oued Sahel, se trouve le centre maritime des deux régions.

A l'exception de l'extrême pointe nord-est, la grande Kabylie est comprise dans le territoire de la province d'Alger. La petite Kabylie est tout entière dans la province de Constantine.


La population:

Les habitants de la province de Qacentina, à l'époque ottomane, se rattachaient à deux ethnies :

-Les Arabes, qui habitent plus particulièrement les régions méridionales de la province.

-Les Berbères : Chaouia et Kabyles. Les premiers établis dans la zone centrale; les seconds fixés dans la partie septentrionale sur le littoral de la Méditerranée, et aussi dans les montagnes des Babors, Tababort et Bibans.

Les Kotamas (Ikutamen) étaient divisés en deux ensembles :

°Les Zwawas (Igawawen) :

Bassin Oued Sahel, Cercles de Bougie, Alger et Aumale

°Les Sedouikech (Sedut-kec) :

Sahel Philippeville; Zerdeza, Zouagha et Ferdjioua; Sahel Djidjelli; Babour et Guergour.


Origines et mécanismes de l'arabisation :


Initialisation :

Au point de vue linguistique, à côté des dialectes citadins (maure ou hadari), localisés de façon discontinue et sporadique, mais très dense (études de Marçais pour Tlemcen), on rencontre en Algérie, comme au Maroc, des dialectes villageois, dégradation du parler urbain parmi les paysans berbères, dans trois zones territoriales distinctes : les Traras (anciens Koumia Almohades), la petite Kabylie* (Djidjelli et Collo), les bilingues d'entre les Chaouias, en Aurès.

*Les frontières entre lesquelles, il est parlé, sont incontestablement celles de la tribu ancienne des Ketama (Ukutemani des inscriptions, Koidamousioi de Ptolémée), c'est-à-dire, le territoire des caïdats du Ferdjioua, des Zouagha, des Mouïa et de l'Oued el Kebir.

L'arabisation de l'Algérie, plus avancée en surface que celle du Maroc, n'a d'ailleurs pas été, au début, l'oeuvre exclusive des nomades, ni celle des familles maures, mais bien plutôt l'oeuvre des gouvernements locaux berbères dont les capitales se sont trouvées rapidement des foyers d'arabisation. Gautier pense que les dynasties berbères Sanhadja, d'Achir et de Qal'a Beni Hammad, ont ainsi déclenché l'arabisation autour de leurs capitales, dès le XIè siècle. Le même phénomène s'est produit, avec encore plus d'intensité, dans la région de Tlemcen, grâce aux Beni Zeyan.

Dans la brèche arabophone qui sépare les grands ensembles berbérophones de l'Aurès et de la Kabylie, assez exactement au milieu, sur la lisière Nord du Hodna, se dresse le Djebel Maadhid. Dans l'autre brèche arabophone, celle qui sépare la Kabylie de l'archipel Mitidja-Chélif, et dans la même situation centrale (tout près du limes romain), se dresse le Kef Lakhdar. Or sur les pentes du Maadhid se trouvent les ruines de la Kalaa des Beni Hammad et, au sommet du Lakhdar, celles d'Achir.

Dans la brèche arabophone qui sépare les garnds ensembles berbérophones de l'Aurès et de la Kabylie, assez exactement au milieu sur la lisière Nord du Hodna, se dresse le Djebel Maadhid. Dans l'autre brèche arabophone, celle qui sépare la Kabylie de l'archipel Mitidja-Chélif, et dans la même situation centrale (tout près du limes romain), se trouvent les ruines de la Kalaa des Beni Hammad et, au sommet du Lakhdar, celles d'Achir.


Organisation de l'arabisation à l'époque coloniale :


Citations :

<<On constate cela en Algérie : l'introduction du français permet l'arabisation de la langue berbère>>.

<<Nos officiers et nos administrateurs ont toujours considéré qu'il convenait de parler arabe à tous indistinctement en Afrique du Nord. Certains esprits ancrés dans l'antique formule orientaliste parlent d'un stade d'arabisation, première étape civilisatrice préconisée à l'usage des peuplades primitives. Ce n'est qu'après cette étape que la population berbère devrait apprendre le français>>

<<Les "bureaux arabes" aidèrent hardiment à cette oeuvre néfaste de déberbérisation systématique des villages kabyles. Commandés par des officiers français, ils maintenaient leur influence pernicieuse au moyen d'un système de vol organisé et au moyen des révoltes qu'ils provoquaient habilement afin de mieux mener expropriations, razzias, rapts et assassinats>>.


Actions mises en oeuvre :

Les mythes kabyles furent habilement utilisés dans la lutte contre le <<Royaume arabe>>. On sait que Warnier, partisan de la <<politique d'annexion>> qui ferait de l'Algérie une France transméditerranéenne, dénonçait depuis longtemps la politique indigénophile de Napoléon III, <<l'arabomanie, cause de tous nos insuccès>>. Et de s'aviser en 1864 qu'il s'agissait d'un non-sens dans un pays où le véritable indigène était le Berbère>>. Dès lors, une véritable défense et illustration du peuple berbère fut écrite par lui et ses amis. << Si au lieu de demander aux colons le respect de la nationalité arabe -respect presqu'incompatible avec la civilisation- Napoléon III avait revendiqué les droits légitimes de la nationalité berbère, tous eussent applaudi [?] à ses généreuses inspirations>>.

La politique kabyle eut éssentiellement pour conséquence de faire disparaître en Kabylie du Djurdjura les grands commandements :

°bachaghâlik de Sid el Djoudi en 1857,

°bachaghâlik du Sebaou en 1864;

°aghâlik des Flisset Oum el Lil en 1858,

°aghâlik de Taourga en 1859,

°aghâlik des Amraoua en 1860. Le pays fut désormais entre les mains d'une multitude de petits chefs élus annuellement : 541 amîn et amîn el oumena. De la même manière cette politique permit aux généraux Gastu et Desvaux de morceler les fiefs des féodaux de Kabylie orientale,

°Bou Rennan ben Azzedin, caïd de l'oued el Kebir et

°Bou 'Akkaz ben 'Achour, caïd du Ferdjioua. Les djemâ'a élues ne réussissant pas, on installa de petits chefs de la classe des mokhaznya, adversaires-nés des djouâd.

Dans ces conditions, on s'étonne que l'opinion coloniale ait pu croire que les Bureaux arabes avaient travaillé à détruire la démocratie civile des Kabyles pour lui substituer le pouvoir absolu des grands caïds arabes. C'est pourtant ce qu'affirmaient les avocats d'Alger au comte Le Hon et ce que Jules Favre répéta à la tribune du Corps Législatif le 15 juillet 1868. Mais ce qui n'était peut-être encore qu'une insinuation de politiciens d'opposition devint avec le temps un des dogmes de la Vulgate algérienne : les militaires avaient traité en ennemi ce peuple de libres propriétaires, cherchant à substituer le régime théocratique arabe à la République égalitaire et nationaliste des Kabyles>>. (C. Sabatier).

Les réformes administratives faillirent aboutir cependant à particulariser encore le système kabyle. De par la volonté bien décidée du Gouverneur de Gueydon, les Kabylies devaient former un département spécial <<englobant toutes les populations du littoral parlant la langue kabyle>>, c'est-à-dire, selon les indications du temps, non seulement la subdivision de Dellys, mais une partie du cercle d'Aumale, les cercles de Bougie, de Djidjelli, les caïdats de Ferdjiouah et de Takitount. Le chef-lieu prévu était Bougie. Le Conseil supérieur saisi émit un voeu favorable, mais les projets de de Gueydon n'eurent pas le temps d'aboutir. Ils visaient d'ailleurs parallèlement à l'instauration directe en Kabylie de <<tout le troisième livre du Code civil français>> et à l'instauration d'une justice purement française. Puis, le brouillon de Gueydon fit savoir au Procureur général qu'il avait chargé d'avis et qu'il envisageait de leur appliquer la coutume kabyle*. Le Conseiller Letourneux fut même pressenti pour codifier cette coutume, mais se récusa, redoutant <<la versatilité du Père Touche-à-tout>>.

*<<les kanouns sorte de règlement dictés par le bon sens qu'une expérience traditionnelle avait appliqués aux moeurs et aux usages du pays>> écrivait de Gueydon au Ministre en juin 1873. Il lui précisait que l'usage du qanoun Kabyle était un des deux moyens offerts pour éteindre le fanatisme musulman. <<Du qanoun kabyle à la loi française, la lacune est bien moins considérable qu'avec le Koran>>.

On commença donc par distinguer deux régions administrativement différentes qui furent la Kabylie de la province d'Alger et les Kabylies de la province de Constantine.

Mais ce souci bien français de clarté et d'unité auquel avaient répondu Hanoteau (général) et Letourneux (conseiller à la cour) était en contradiction avec la nature des choses. L'arc du Djurdjura vient en effet s'insérer dans l'ensemble kabyle, socialement et linguistiquement homogène et il le divise en deux régions que l'histoire a souvent opposées. L'une regarde vers l'Algérois, l'autre vers le Constantinois. C'est nous qui avons dénommé la première Grande Kabylie; la seconde Petite Kabylie.


Bibliographie :

-Les Algériens musulmans et la France 1871-1919,Ch-Rob. Ageron, 2T, 1968

-Annales de Géographie, E.F. Gautier, Volume 22, 1913

-Les villages algériens, E. Violard, 1870-1890, 2T, Alger, 1926

-La culture au pluriel, M. de Certeau, 1974

-L'école française et la question berbère, Direction générale de l'instruction publique, des beaux-arts et des antiquités, Rabat, 1921

-L'histoire de l'Afrique septentrionale, Ibn Khaldun

-...

http://numidia.ahlamuntada.com

2 رد: L'arabisation de la Kabylie orientale في الثلاثاء سبتمبر 27, 2011 9:30 pm

tarek2022


أقلدون A Gildun
Malheureusement je dois accusé nos ancêtres les berbère qu'ils ont eté absorbé par la langue de ces nouveau venus

c'est un honneur de se convertit a l'islam mais il a rien de special de se rattacher a
l'arabisation

قال صلى الله عليه وسلم : " لا فرق بين عربي وأعجمي إلا بالتقوى

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