NUMiDIA نوميديا
NUMiDIA نوميديا

منتدى ثقافي فكري حواري

.... لقد تمّ حذف مادّة مهمّة من ساحة : أضف كلمة أمازيغية فهل يوجد من بين اعضاء المنتدى من يحتفظ بها
--------- Tfaska n'wen d'tameggast عيد سعيد
أهلا === azul كيف حالك ?=== ?manzakin ماذا تفعل ? === ? matta hetteggd أين تذهب ? === ? mani tild أين أنت ? === ? mani hellid ما بك ؟ === ?matta chyughn عفوا === asorf الى اللقاء === ar timlilit من فضلك === igh as tufit سنة سعيدة === asggas ighodan شكرا === tanmmirt صباح الخير === tifawin ليلة سعيدة === timnsiwin إلى اللقاء === ar tufat تشرفنا بمعرفتك === s waddur tusna nk جيد === iyfoulki مرحبا بكم === ansof iswn إلى وقت آخر === ar tiklit yadn

أهلا وسهلا بك زائرنا الكريم, أنت لم تقم بتسجيل الدخول بعد! يشرفنا أن تقوم بالدخول أو التسجيل إذا رغبت بالمشاركة في المنتدى

L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ?

استعرض الموضوع السابق استعرض الموضوع التالي اذهب الى الأسفل  رسالة [صفحة 1 من اصل 1]

1 L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? في الأربعاء مايو 18, 2011 8:07 pm

Admin


Admin
[center]L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? de Taklit Mébarek Slaouti, Essai - Éditions L'Harmattan, Paris 2004[/center]




Le plus ancien système d’écriture qu’est le latin dont le parler a disparu serait, selon une étude récente, d’origine berbère.

L’histoire de l’écriture n’a pas encore livré tous ses secrets. Les historiens et linguistes continuent de creuser dans l’histoire ancienne pour pouvoir expliquer scientifiquement d’où proviennent tous ses divers caractères qui véhiculent de nos jours le savoir et la technologie.
Le plus ancien système d’écriture qu’est le latin dont le parler a disparu, malheureusement, serait, selon une étude récente, d’origine berbère. L’étude en question est publiée sous forme d’ouvrage signé par Mme Mebarek Slaouti Taklit, sous le titre L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? édité aux éditions L’Harmattan. Mme Mebarek Slaouti Taklit est enseignante de linguistique au département de français de l’université d’Alger.
Elle s’intéresse, depuis plusieurs années, aux écritures méditerranéennes antiques et plus particulièrement à l’écriture berbère ancienne de l’Afrique du Nord, le libyque en l’occurrence. À travers cette brillante étude linguistique, l’auteur voulait montrer la relation qui existe entre l’alphabet latin et l’alphabet berbère.
D’après l’auteur, “la théorie selon laquelle les caractères scripturaux gréco-romains viennent exclusivement des signes d’écriture phénicienne lesquels dérivent des hiéroglyphes égyptiens semble une vérité aux remparts inexpugnables”.
Partant du fait que “l’écriture n’a pu naître que dans des zones aux civilisations grandioses en l’occurrence, l’Égypte et le Proche et Moyen-Orient”, Mme Mebarek explique que “ces grandioses civilisations devaient leur grandeur à des populations venues d’ailleurs — Afrique et Méditerranée occidentale — depuis des millénaires”.
“Les signes géométriques, explique-t-elle, formant l’alphabet latin et entrant dans l’alphabet phénicien n’apparaîtront en Orient qu’à la suite d’invasions massives déferlant de l’Ouest méditerranéen.” C’est à la suite de “cette submersion que se créeront les alphabets phonétiques en Phénicie”, note l’auteur.
Elle se pose alors la question : “Peut-on considérer alors les signes des poteries berbères les plus anciennes, des gravures et peintures rupestres de l’Atlas, du Tassili, des mégalithes africains et européens comme de simples graffiti sans importance ou formaient-ils déjà des lignes d’écriture dédaignées car ignorées ?”
Voulant contredire les théories sur l’évolution de l’écriture qui évacuent un peu trop rapidement le libyque, et le font dériver du phénicien, Mme Mebarek dira à cet effet : “Il
L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? de Taklit Mébarek Slaouti, Essai - Éditions L'Harmattan, Paris 2004


est temps d’intégrer le libyque dans l’évolution de l’écriture afin qu’une rigueur scientifique de tous les signes géométriques de la Méditerranée antique permette enfin une meilleure analyse et, qui sait, peut-être un déchiffrement des écritures restées jusque-là muettes.”
L’ouvrage de Mme Mebarek Slaouti Taklit est divisé en trois parties : la première partie est consacrée aux écritures antiques méditerranéennes, la deuxième, à l’analyse des signes graphiques méditerranéens et à la comparaison de ces signes, et la troisième, aux origines réelles des lettres latine
s.

http://numidia.ahlamuntada.com

2 رد: L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? في السبت يناير 21, 2012 8:26 pm

tarek2022


أقلدون A Gildun
ca reste a prouver sunny

3 رد: L’alphabet latin serait-il d’origine berbère ? في الثلاثاء فبراير 14, 2012 3:50 pm

kahéna


أقلدون A Gildun
Les écritures lybiques
par Mohamed Aghali-Zakara et Jeannine Drouin

Le libyque - du nom "Libye" que les Grecs donnaient à l'Afrique (et sans rapport avec la Libye d'aujourd'hui) - a peut-être précédé l'installation des Phéniciens dans l'actuelle Tunisie et la fondation de Carthage au IXe siècle av. J.-C. Ce que l'on en connaît provient d'inscriptions funéraires et monumentales retrouvées en grande quantité dans la Numidie antique (actuelle Tunisie septentrionale et Algérie orientale) et dans les Maurétanies (Algérie occidentale et centrale, et Maroc septentrional). L'inscription la plus anciennement datée est une dédicace, de la dixième année du règne de Micipsa, roi des Numides, soit 138 av. J.-C. Hormis ce cas privilégié, les autres inscriptions n'ont pu être datées. Mais les travaux des préhistoriens font remonter cette écriture au VIIe ou au VIe siècle av. J.-C.


1. Stèle bilingue de Bordj Hellal
Les inscriptions libyques ont été relevées par centaines au Maghreb, surtout dans la région tunisienne de Dougga, et dans l'Est algérien. Elles ont été rassemblées principalement dans le corpus de J.-B. Chabot, qui comporte 1 125 inscriptions, et dans celui de L. Galand, qui a étudié vingt-sept inscriptions marocaines.

D'un point de vue linguistique, on considère généralement que le libyque serait le berbère de l'Antiquité. Les stèles bilingues punico-libyques et libyco-latines (images 1 et 2) ont permis d'établir la valeur d'une partie des signes, d'une partie seulement en raison de l'absence d'équivalences phonologiques complètes entre les langues en présence et des particularismes vraisemblables des parlers libyques. La première stèle bilingue (RIL1) fut découverte en 1631 par Thomas d'Arcos. Ce n'est que deux siècles plus tard, en 1849, qu'elle fut identifiée comme punico-libyque et rapprochée de l'alphabet touareg par F. de Saulcy. La dernière recension de M. Ghaki fait état de douze inscriptions bilingues lybico-puniques, de dix-huit libyco-latines.


2. Inscription bilingue libyco-punique

Ce fut le point de départ de l'identification de beaucoup d'autres inscriptions lapidaires. Progressivement - au-delà de l'unité graphique -, il a fallu reconnaître la diversité des alphabets. On a longtemps considéré qu'il y avait un alphabet "oriental" pour la partie est du domaine et un alphabet "occidental". Cette dichotomie, commode, ne correspond pas en fait à la réalité (image 3) et, comme l'a montré L. Galand, "il faut renoncer à tracer une limite géographique précise entre les deux alphabets" et "insister à la fois sur l'unité de l'écriture et sur la pluralité d'alphabets qui sont comme autant de facettes d'une culture" - alphabets qui correspondent vraisemblablement à des états de langue aussi variés pour ces époques anciennes qu'ils le sont aujourd'hui.



3. Stèle de Kerfala




4. Stèle de Tirakbin


5. Stèle d'Abizar


D'un point de vue graphique, certaines inscriptions libyques horizontales de droite à gauche ont pu être influencées par l'écriture punique, mais beaucoup d'inscriptions se présentent avec l'orientation traditionnellement verticale, tradition encore attestée aujourd'hui (images 4 et 5). Malgré l'abondance des matériaux, la langue libyque n'a pas été reconstituée en raison de la nature même des textes, limités le plus souvent à des dédicaces, à des généalogies et à des formules ; cependant, des repères lexicaux et de rares repères syntaxiques permettent de reconnaître des traits berbères. Des séquences répétées ont pu être identifiées, mais la plus grande partie des inscriptions a résisté au déchiffrement.
À part quelques manifestations tardives, la pratique de cette écriture a disparu au nord de l'Afrique, vraisemblablement à la fin de la domination romaine, vers le Ve siècle apr. J.-C.


6. Tableau des vingt-deux signes libyques, et de leur valeur dans les écritures punique et latine

استعرض الموضوع السابق استعرض الموضوع التالي الرجوع الى أعلى الصفحة  رسالة [صفحة 1 من اصل 1]

صلاحيات هذا المنتدى:
لاتستطيع الرد على المواضيع في هذا المنتدى