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L’Alliance des amis du Medghacen est née

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1 L’Alliance des amis du Medghacen est née في الأحد ديسمبر 12, 2010 11:54 pm

Admin

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Admin
Le Medghacen a désormais un club d’amis. «L’Alliance des amis du Medghacen» est née cette semaine à Batna.



Des intellectuels et des hommes d’action réunis autour de l’idée de redorer le blason de ce monument, symbole de la profondeur de notre histoire, ont fondé cette association qui s’est donné comme objectif un chapelet de missions. Des rêves et des ambitions qui n’ont rien d’irréalistes. D’ailleurs, avant même de signer l’acte de naissance, «l’Alliance» s’est distinguée à l’occasion des festivités du 1er Novembre dernier par l’organisation d’un marathon national. L’événement sportif, qui aspire déjà à s’inscrire sur l’agenda international, a été un franc succès grâce à une participation record et surtout un niveau d’organisation louable.

Le marathon du Medghacen sera l’événement phare de l’Alliance. Mais derrière la compétition sportive se profilent des ambitions liées à la sauvegarde et la mise en valeur du monument et de tout le patrimoine archéologique de la région. Le parc des vestiges historiques dont regorge Batna est livré à lui-même. C’est le constat ayant motivé la création de l’association. Le tombeau du Medghacen est sur le point de s’effondrer, Lambèse est bouffée par le béton, et Timgad est loin de briller, en dépit du prestige de ses monuments. C’est là que compte intervenir l’association, présidée par Azeddine Guerfi, en appoint aux efforts déployés par les autorités locales et les services du ministère de la Culture.

Sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine immatériel des Aurès est l’objectif de «l’Alliance»; tous les moyens et les activités prévus sont mis au service de cette noble mission. Cela passe par l’organisation «de manifestations sportives d’envergure nationale et internationale afin d’attirer l’attention des médias, des pouvoirs publics et de la population sur la richesse et l’importance du patrimoine archéologique de la région», lit-on dans les statuts de l’association. Les membres fondateurs visent aussi à «sensibiliser les citoyens des villages mitoyens sur les sites archéologiques, les élèves et les étudiants à la nécessité de la préservation et la valorisation des monuments de la région par le biais d’expéditions et d’excursions de découvertes sur les sites afin qu’ils prennent conscience de leur richesse qui est de nature à créer de l’emploi […] et à développer une véritable économie locale».

Pragmatique, l’association compte aussi faire connaître les dimensions civilisationnelles et culturelles de la région afin d’en faire une destination principale du tourisme culturel en Algérie. Comment faire ? L’association promet de mettre en réseau les compétences de tous les acteurs, à savoir pouvoirs publics, élus, universitaires et techniciens, autour de la conservation, restauration et mise en valeur du patrimoine des Aurès. En outre, il est prévu d’œuvrer pour la valorisation et la promotion des traditions populaires, d’encourager les cultures en terrasses dans les montagnes, qui est le savoir-faire et le labeur de nombreuses générations d’Aurèssiens, et faire assister les agriculteurs locaux par des professionnels algériens et étrangers pour améliorer leurs performances.

Nouri Nesrouche

http://numidia.ahlamuntada.com

2 رد: L’Alliance des amis du Medghacen est née في الخميس يونيو 09, 2011 11:03 pm

kahéna

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أقلدون A Gildun
Entretien avec Messaoud Nedjahi : “Je suis un Chaoui qui écrit et chante en chaoui”
28 Juillet 2010Amar Ouramdane 1165 lecture(s)




Messaoud Nedjahi est ethno psychologue, musicologue, et plasticien. C’est l’un des artisans et pionniers de l’éveil berbère dans les Aurès comme il est le précurseur de la musique chaouie moderne. Il préside Tarwa n’Talit, un groupe de travail et de recherches antropo-ethno-socio-linguistique pour la mise au point d’un dictionnaire berbéro-berbère. Il est à l’origine d’une graphie Tifinagh qui fait grincer les dents de certains linguistes. Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages dont le dernier en date est Les trois précieuses. Dans cet entretien, il revient sur les événements qui ont marqué son parcours.


La Dépêche de Kabylie : Quand avez-vous commencé à militer dans le mouvement amazigh ?
Messaoud Nedjahi : Je ne me suis jamais considéré comme militant. Je n’aime pas ce mot. Je n’ai pas besoin des autres pour savoir qui je suis et quelle est mon identité. On ne dit pas d’un Français chantant en Français qu’il est militant ni d’un Japonais ou Chinois ni même d’un Arabe. Pourquoi serais-je dans ce cas un militant. Je suis un Chaoui qui écrit et chante en chaoui et j’essaie de le faire bien.

Comment avez-vous eu cette idée ? Pourtant, dans la région des Chaouis, la chose n’était pas aussi facile qu’en Kabylie ?
Ce n’est facile nulle part. Ce n’est pas une idée que de revendiquer mon identité. En 1972, j’ai été arrêté par des policiers zélés pour avoir parlé en Chaoui avec des amis originaires de Ghassira. Nous avions reçu des coups que nous ne pouvions pas rendre. Nous avions été humiliés parce que nous n’avions aucune honte d’être des Chaouis. Je me rappelle ce flic qui me disait avec ironie : «Eh ! Petit Amazigh, aujourd’hui tu es un Arabe que tu le veuilles ou non !» De telles situations ne s’oublient pas. Peut-être que c’est de là que vient ma révolte.

Citez-nous quelques uns de vos travaux dans le domaine culturel et artistique.
J’ai touché à un peu tout. J’ai créé un groupe Abliwen de musique et de théâtre en 1970. Nous étions interdits de passage surtout avec la pièce Jugurtha. En 1973, j’ai crée le groupe Wacun qui représenta l’Univesité de Cirta à Alger en 1974 à la salle Afrique et à Ben Aknun. Et au retour à Cirta cela m’a valu quelques jours de prison et surtout des coups. J’ai été à l’origine de la création de l’institut des Arts Plastiques à Cirta avant d’en être évincé. J’ai exposé des peintures de révolte avec le portrait du mathématicien Léonide Plioutch. L’exposition a été ravagée à coup de cutter. Une autre exposition de dessins à l’encre de chine et des aquarelles a connu à peu près le même sort. Quelqu’un y mit le feu, ce qui a valu à mon amie Safia de Tamlilt d’être brûlée au troisième degré. J’ai dirigé avec une amie une Chorale à Cirta et à Tbatent. J’ai participé au printemps 1980 (Alger, Boumerdès, Tizi), alors que j’étais sous les drapeaux. Un grand crime paraît-il. En 1981, j’ai quitté le pays sous la menace d’un tribunal militaire, retrouvé Dihya pour une longue collaboration. J’avais décidé de ne plus chanter et de me consacrer uniquement à la composition et aux études (Ethnopsychologie et Musicologie). De retour au pays après 27 ans d’exil, je constate les dégâts et écris des textes et des musiques que nul n’osa interpréter. J’ai dû le faire moi-même en les distribuant gracieusement à ceux qui veulent bien les écouter ce qui m’a valu une agression nocturne à Tbatent. Mes chansons connaissent vite la censure même sur les radios pseudo amazighes comme la chaîne II ou radio Batna.

Quels sont les livres que vous aviez écrits ?
La becquée n’a pas suffi. Aurès insolite. Aurès insoumis. Aurès, les feuillets morts d’un amnésique. Massinissa, le roi des coquelicots. Jugurtha, l’héritier du coquelicot. Autopsie d’une identité. Tamenraset sous la neige. Ug Zelmâd l’insoumis. Profession infirmière. Systole et diastole. Les anges naissent en Aurès. Les trois précieuses.

Est-il toujours difficile de militer dans le mouvement dans votre région ?
Nous gagnons du terrain de jour en jour mais les dégâts de l’arabisation sont énormes. Les Chaouis sont acculturés, inculturés, déculturés. Cependant nous avons espoir en la femme, car les hommes furent les premiers à donner leurs propres enfants en 2004 à Tkut. Nous ne baisserons pas les bras car on ne nous laisse aucun choix. La langue arabe doit rester une langue étrangère. La nôtre nous donne assez de fierté.

Pourquoi Les trois précieuses ?
Les trois précieuses sont en fait quatre. Trois sont décédées. La première Yala (Rose bien-aimée), originaire de Tkut, est la seule encore en vie mais cloîtrée depuis une trentaine d’années après avoir été agressée au vitriol par des barbus. En 2007, elle a accepté de me recevoir sans son voile habituel. Elle a été franchement défigurée. La deuxième Gellida (La reine chauve), originaire de Tamerwant, se serait donnée la mort. La troisième Iwal, originaire de Tkut, née à Timsunin (M’Chounèche) serait décédée dans un accident de voiture. Elle fut celle qui éveilla la conscience amazighe dans les Aurès.
Aujourd’hui elle est un symbole pour tous ceux qui se battent pour l’identité berbère. La dernière Arrij, originaire de Tkut, née à Tbatent. Emportée par une attaque cardiaque. Les Trois Précieuses est le premier livre à être publié par les éditions du Coquelicot dont je suis l’artisan. Cette édition serait celle de tous les auteurs berbères sans distinction et des auteurs étrangers qui écrivent sur les Berbères. Le groupe d’études et de recherches berbères Tarwa n Tanit dont je suis le président est le seul à gérer cette édition à but non lucratif.

Que pensez-vous de l’enseignement de tamazight? Est-il répandu dans votre région ?
L’enseignement de tamazight est une blague, un cadeau empoisonné. Alors que l’enseignement en Kabylie se fait en lettres gréco-latines, en Aurès on impose le caractère arabe, ce qui a posé certains
problèmes lors du baccalauréat. Personnellement je suis contre les deux écritures, il n’y que Tifinagh qui peut résoudre le problème. Je n’ai pas besoin de la graphie des autres pour transcrire ma langue. J’aimerais plutôt que l’école enseigne notre Histoire, la vraie, celle qui n’est pas falsifiée et détournée. J’aimerais apprendre que Aksel est un grand héros et que Okba est un envahisseur sanguinaire et non l’inverse. Cela nous redonnera notre dignité.

Qu’en est-il du dénuement des tailleurs de pierre de Tkut.
Nous vivons une véritable tragédie orchestrée par des responsables corrompus. Personnellement, je pense qu’il y a une véritable volonté d’extermination de la jeunesse rebelle. N’oublions pas que les tailleurs de pierres sont ceux-là même qui furent à la base de la rébellion de 2004. Ils sont profondément attachés à leur identité. Leur dire de laisser tomber ce métier qui les tue c’est comme dire à un Berbère d’accepter l’identité arabe pour que ses soucis soient résolus. La pierre fait partie de l’identité berbère de Tkut. Nous avons des projets pour en finir avec ce fléau mais je préfère ne pas en parler car trop de personnes s’acharnent à saboter ce que nous entreprenons.

Quels sont vos projets d’avenir ?
Deux albums de Dihya en chantier. Créer le spectacle Iwal à Tkut et l’exporter en Kabylie. Aurès, Le mont de l’espoir (roman), le Concours : Utopia Project pour la sortie du chef-d’œuvre d’Asasi Talfent. Une revue littéraire Berbère. Une anthologie de la poésie berbère. Et des tournées…

Un dernier mot.
Annoncer le concours qu’organise Tarwa n Tanit avec Les éditions du Coquelicot pour nous aider à atteindre le maximum d’auteurs berbères..

3 رد: L’Alliance des amis du Medghacen est née في السبت يونيو 18, 2011 7:15 pm

asirem

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أقلدون A Gildun
merci Kahina
est ce que on peut voir une photos ou une video de cette artiste afin que tout les amis le connaissent .
en regardant dans l'youtub je crois que je l'avais vu sur berbere tv acompagner de la chanteuse dyhia

4 رد: L’Alliance des amis du Medghacen est née في الثلاثاء يونيو 21, 2011 10:01 pm

kahéna

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أقلدون A Gildun
bjr weltmatnegh asirem
voici l'une des vidéo de Messaoud Nedjahi
messaoud en tamazight des Aurès : Bes3a
hommage a Naziha hamouda
universitaire , fille de chahid si el-Houas
assassinée par les arabo baasistes
(accident de voiture comme dda lmulud

nos deux martyrs si el Houas et Amirouche portent le même nom de famille
el Houas hamouda
Amirouche ait hamouda



5 رد: L’Alliance des amis du Medghacen est née في الأربعاء أكتوبر 19, 2011 10:47 pm

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Admin
Le plus ancien témoin de l’architecture berbère préromaine
Une nouvelle génération au chevet du Medghacen




Chercheurs universitaires, cadres de l’Etat, militants associatifs et simples citoyens jaloux de leur histoire se sont retrouvés jeudi, à Batna,
à l’occasion d’une journée d’étude consacrée à un monument archéologique qui renferme plus de 2000 ans d’histoire du peuple amazigh.


Daté de 3 à 4 siècles av. J. C., le tombeau du Medghacen est considéré comme le plus important et le plus ancien témoin encore vivant de l’architecture berbère préromaine. Il aurait été érigé comme sépulture d’un roi Massyle, considéré par les historiens, y compris par Ibn Khaldoun, comme le patriarche des Berbères. La journée d’étude, organisée à l’initiative de l’association des Amis du Medghacen, a été marquée par des interventions captivantes et d’un débat passionnant.
D’abord une mise au point sur la prise en charge des centres anciens en Algérie a été faite par Nabila Cherchali, sous directrice de la conservation et de la restauration des biens culturels immobiliers au niveau du ministère de la Culture. Cette introduction a été complétée par l’universitaire, Moussa Khelil, qui a su mettre en perspective le monument en question dans la protohistoire, soulignant la rareté d’informations sur cette période dans l’Est algérien.


L’assistance découvrira une mine d’informations sur le tombeau à travers l’intervention de l’enseignante architecte, F.-Z. Bahloul Guerbabi qui a présenté l’état des connaissances sur le Medghacen, suivie d’une étude descriptive et analytique préparée par Hassina Aïnouche, conservateur au ministère de la Culture.
Le public en saura plus sur les monuments funéraires contemporains du Medghacen et du type d’habitation de la population berbère de l’époque grâce à la communication donnée par Ouafia Adel Zerarga, chercheur au centre national de recherches archéologiques (CNRA).
Les nombreuses questions adressées par le public, lors du débat qui a suivi, ont tourné autour des connaissances qui font défaut sur l’histoire de nos ancêtres berbères. L’assistance s’est intéressée aussi à l’actualité du monument qui se trouve dans un état de dégradation avancé (il fait partie des 100 monuments les plus dégradés dans le monde), sachant qu’une tentative malheureuse de restauration a été engagée en 2003 par la direction de l’urbanisme et la construction, avant d’être abandonnée sur recommandation du département de Khalida Toumi.


Le directeur de la culture de Batna annoncera à ce sujet que la première phase d’étude pour la protection et la restauration du Medghacen a été achevée et attend la validation de la tutelle, pour entamer les étapes suivantes. Des bureaux d’études étrangers pourraient décrocher le projet, a-t-il laissé entendre. Est-ce l’aube d’une nouvelle ère pour le Medghacen ?
Probablement, si l’on croit les nombreux signes de bonne volonté de la part du ministère de tutelle et la sollicitude de la société civile qui fait preuve davantage de pertinence dans son action. D’ailleurs, l’activité qui s’est étalée sur trois jours s’est achevée par la tenue du 2e Marathon international du Medghacen qui vise, entre autres, à faire revivre le monument.

http://numidia.ahlamuntada.com

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